
Cameroun: Ketcha Courtès appelle les maires de l’Adamoua à valoriser la Himo
En tournée dans la ville de Ngaoundéré les 22 et 23 février au septentrion du Cameroun, la ministre de l’Habitat et du développement urbain a encouragé les élus locaux à privilégier la Haute intensité de main d’œuvre qui selon elle est une véritable vivier d’emplois pour les jeunes dans les communes.
Par Destin André Mballa
Du 22 au 23 février 2023, la ministre de l’Habitat et du développement urbain a séjourné dans la ville de Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua où elle a visité les chantiers du Programme de développement de villes inclusives et résilientes (Pdvir).
Au cours d’une rencontre avec les maires des communes de la région de l’Adamaoua au Bois de Mardock à Ngaoundéré, Célestine Ketcha Courtès a invité ces élus à valoriser la Haute intensité de main d’œuvre (Himo) qui est pourvoyeuse d’emplois pour les jeunes de leurs communes.
En sa qualité d’ancienne maire de commune, Célestine Ketcha Courtès n’a pas manqué de vanter les prouesses de l’approche Himo en matière d’emplois et de formation aux métiers de la ville.
« Le Chef de l’État a voulu donc accélérer le développement de Ngaoundéré, accélérer également ce vivre ensemble qui lui est si cher, à travers ce grand et beau projet Pdvir. Que les jeunes de Ngaoundéré y soient formés, puisque la plupart des travaux se font en Himo. C’est dire qu’à la fin du projet en mars 2024, les maires pourront dupliquer, en étant sûrs que les jeunes de l’Adamaoua ont été formés sur le chantier», a-t-elle déclaré.
Au Cameroun, le recours aux approches Himo pour la réalisation des infrastructures de base est une option gouvernementale réaffirmée notamment à travers la Stratégie Nationale de Développement du Cameroun (Snd30). L’objectif est de développer les infrastructures et de générer des revenus pour les ménages pauvres. le gouvernement ambitionne de créer au moins 100.000 emplois entre 2020 et 2025.