
Affaire Fecafoot : le journaliste Parfait Siki en liberté provisoire après six mois de détention
La Cour d’appel du Centre à Yaoundé a accordé la liberté provisoire à l’ex-secrétaire général par intérim de la Fédération camerounaise de football, le jeudi 27 avril dernier, poursuivi par le président de cette instance, Samuel Eto’o Fils, pour « détention illégalement, en vue d’une éventuelle falsification de l’original du procès-verbal de l’élection des vice-présidents de la fédération camerounaise de football ».
Par Destin André Mballa
Le journaliste et ex-Secrétaire général par intérim de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) va comparaitre libre dans l’affaire qui l’oppose à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). En effet, dans la matinée du jeudi 27 avril 2023 à Yaoundé, le juge Gilbert Schlik de la Cour d’appel du Centre lui a accordé la liberté provisoire. Une décision louée par l’ex-secrétaire général par intérim de la Fecafoot qui n’a pas manqué de saluer la justice de son pays.
« Je suis naturellement très heureux pour la justice de mon pays. Je remercie le seigneur qui pendant cette difficile épreuve m’a beaucoup inspiré. Je remercie mes proches, ma famille, mon épouse, mes enfants, mes amis, mes confrères. Je suis très content de cet accompagnement dont j’ai bénéficié. Je suis content que la justice ait dit le droit pour que je puisse défendre mes droits. L’affaire n’est pas encore finie. Elle demeure devant les juridictions nationales. La particularité c’est que je vais défendre mes droits en étant homme libre à égalité de chance avec ceux qui m’accusent ou celui qui m’accuse », a-t-il déclaré.
Cette liberté provisoire est accordée après six mois de détention préventive depuis le 2 novembre 2022. Poursuivi par la Fédération camerounaise de football notamment son président Samuel Eto’o Fils qui accuse son ex-Sg par intérim de détenir par devers lui l’original du procès verbal de l’élection des vice-présidents de la Fecafoot en vue d’une éventuelle falsification. Parfait Siki y a passé environ une semaine de garde à vue à la direction de la police judiciaire de Yaoundé avant d’être placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui.